La fortune d’Inoxtag est estimée entre 4 et 8 millions d’euros en 2026, à seulement 24 ans. Le youtubeur français aux 9 millions d’abonnés tire ses revenus principaux d’AdSense YouTube (plus de 1,6 million d’euros en 2025), du film Kaizen sur l’Everest (près de 2 millions d’euros nets), des partenariats avec Nike, Air Up ou Deer, et de son business naissant autour de l’application Anyme. Cette pluralité de sources fait de lui l’un des créateurs francophones les mieux rémunérés de sa génération.
La fortune d’Inoxtag décryptée en chiffres
Inès Benazzouz, alias Inoxtag, est devenu en moins de cinq ans une véritable marque à lui tout seul. Né en 2002, ce créateur originaire de la région parisienne a démarré sur YouTube en filmant des parties de Fortnite. Aujourd’hui, son patrimoine cumulé l’inscrit dans le club très fermé des youtubeurs francophones millionnaires, aux côtés de figures comme Squeezie ou Michou. Mais derrière le chiffre brut, c’est surtout la diversification qui frappe : AdSense, cinéma, sponsoring, application mobile.
Quel est le patrimoine d’Inoxtag aujourd’hui ?
Les estimations varient sensiblement selon les sources. Les analyses les plus prudentes situent le patrimoine Inoxtag autour de 3 à 4 millions d’euros nets en 2026, après prise en compte de la fiscalité française (impôt sur le revenu et cotisations sociales pouvant absorber 45 à 55 % des revenus). D’autres analyses, qui agrègent l’ensemble des projets et droits dérivés, montent jusqu’à 6 ou 8 millions d’euros. La vérité se situe probablement dans cette fourchette, sachant qu’une bonne partie est réinvestie dans la production de contenus toujours plus ambitieux.
Comment évalue-t-on les revenus d’un youtubeur ?
Estimer la fortune d’un créateur YouTube reste un exercice approximatif. Les seules données officielles publiques sont les vues et abonnés affichés par la plateforme. Pour le reste, on combine plusieurs indicateurs : RPM moyen (revenu pour mille vues, généralement entre 2 et 6 euros sur une chaîne lifestyle francophone), tarifs déclarés des placements de produits, billetterie cinéma quand un film existe, ventes de produits dérivés et levées de fonds quand l’entrepreneur structure une société. Tous ces leviers se retrouvent chez Inoxtag.
YouTube, le socle de l’inoxtag fortune
Avec plus de 9 millions d’abonnés cumulés sur ses chaînes principales, Inoxtag dispose d’une audience qui fait de YouTube son premier actif financier. Sa stratégie a évolué : moins de vidéos publiées, mais des productions chacune calibrée pour faire l’événement. Cinq vidéos en 2025 ont suffi à générer un volume de revenus qu’aucun youtubeur lifestyle de sa génération ne dépasse en France.
Combien gagne-t-il avec AdSense ?
Les estimations sectorielles convergent autour de 1,6 million d’euros bruts d’AdSense YouTube pour la seule année 2025, avant prise en compte des coûts de production. Cette somme correspond à un cumul de plusieurs centaines de millions de vues, certaines vidéos individuelles dépassant les 10 millions de vues chacune. À cela s’ajoutent les revenus de l’année 2024, comprise entre 350 000 et 700 000 euros selon les analyses, et ceux de 2023 estimés à environ 160 000 euros. Le décollage est donc très net entre l’avant-Kaizen et l’après-Kaizen.
Pourquoi ses vidéos rapportent autant ?
Trois raisons expliquent ces RPM élevés. D’abord, le format long privilégié par Inoxtag (souvent 30 minutes à plusieurs heures) autorise plusieurs coupures publicitaires par vidéo. Ensuite, son audience est jeune mais solvable, ce qui attire des annonceurs premium (assurance, banque en ligne, marques sport). Enfin, la viralité de ses sorties produit un effet de rattrapage : les vues continuent de tomber pendant des mois après la mise en ligne, faisant de chaque vidéo un actif qui s’amortit lentement.
Kaizen, le projet Everest qui a tout changé

Le 14 septembre 2024, Inoxtag publie gratuitement sur YouTube le documentaire Kaizen, retraçant son ascension de l’Everest et la préparation physique et mentale qui l’a précédée. Ce projet, longuement teasé pendant un an, est devenu un objet culturel et un cas d’école dans l’industrie du contenu.
Quels revenus le documentaire a-t-il générés ?
Avant sa diffusion gratuite sur YouTube, Kaizen a été projeté en salles dans plus de 400 cinémas français le 13 septembre 2024. Avec environ 360 000 entrées et 5 millions d’euros de recettes au box-office, Inoxtag aurait empoché près de 2 millions d’euros nets sur cette seule fenêtre. La diffusion YouTube a ensuite généré, selon les estimations, autour de 310 000 euros supplémentaires en AdSense. À cela s’ajoutent les ventes de produits dérivés (livre, t-shirts) lancés en parallèle.
Le deal TF1 et la diffusion télé
Quelques mois après la sortie, TF1 a acquis les droits de diffusion télévisée du documentaire pour un montant estimé à 4 millions d’euros. Ce chiffre, jamais officiellement confirmé, ferait de Kaizen l’un des programmes documentaires les plus chers achetés par une chaîne française pour un créateur YouTube. Au total, le projet aurait rapporté plus de 6 millions d’euros bruts cumulés, dont une part importante est revenue à Inoxtag et à sa société de production.
Sponsoring et partenariats : la machine à cash
Au-delà de YouTube et du cinéma, Inoxtag s’est imposé comme l’un des ambassadeurs les plus recherchés du marché français. Sa puissance d’audience et son image positive (sport, dépassement, jeunesse) attirent des annonceurs prêts à signer des contrats à six chiffres pour une opération unique.
Nike, Air Up, Deer et les autres marques
Le partenariat Nike est emblématique : équipement technique pour l’Everest, contenus exclusifs, lancement d’une paire TN co-brandée. Selon les volumes, ce type d’accord se chiffre généralement entre 200 000 et 500 000 euros pour un créateur de ce calibre, voire davantage en cas de royalties sur les ventes du produit dérivé. Air Up a de son côté lancé avec Inoxtag une gourde en édition limitée à 44,99 euros, et la marque française Deer (équipement outdoor) figure également au générique de ses sorties. Sur une année comme 2025, ces partenariats génèrent vraisemblablement 800 000 à 1,5 million d’euros de revenus complémentaires. Si vous suivez d’autres figures de la finance digitale, vous pouvez d’ailleurs comparer ces trajectoires avec celle de GMK et son parcours patrimonial, dont la stratégie est très différente.
Business, Anyme et investissements : la diversification

La carrière d’Inoxtag illustre une trajectoire devenue classique chez les créateurs de premier rang : monétiser l’audience, puis investir dans des actifs qui ne dépendent plus de la production de contenus. Cette logique d’indépendance financière, chère aux lecteurs de Devenir Frugaliste, prend chez lui plusieurs formes.
L’application Anyme et la stratégie tech
Anyme est une application mobile qu’Inoxtag a contribué à lancer aux côtés d’autres créateurs. Positionnée comme un agrégateur de plateformes vidéo, elle cible une audience jeune saturée par la fragmentation des services de streaming. Si la valorisation officielle n’a pas été publiée, ce type de projet associant une figure à 9 millions d’abonnés et une équipe tech peut atteindre plusieurs millions d’euros de valorisation théorique dès le premier tour de financement. Pour Inoxtag, c’est une étape : devenir entrepreneur tech et non plus seulement créateur de contenus.
Tableau d’évolution des revenus annuels d’Inoxtag
| Année | Revenus YouTube | Sponsoring et autres | Total estimé brut |
|---|---|---|---|
| 2022 | ~80 000 € | ~150 000 € | ~230 000 € |
| 2023 | ~160 000 € | ~400 000 € | ~560 000 € |
| 2024 (Kaizen) | ~700 000 € | ~3 500 000 € | ~4 200 000 € |
| 2025 | ~1 600 000 € | ~1 500 000 € | ~3 100 000 € |
| 2026 (projection) | ~1 200 000 € | ~1 800 000 € | ~3 000 000 € |
Quels enseignements pour gérer sa fortune ?
Le cas Inoxtag rappelle trois principes universels pour quiconque touche un revenu irrégulier ou en forte croissance. Premièrement, lisser sa trésorerie en provisionnant 50 % des gros encaissements pour la fiscalité et les charges sociales. Deuxièmement, diversifier les sources de revenus pour ne pas dépendre d’une seule plateforme dont les règles peuvent changer du jour au lendemain. Troisièmement, réinvestir une part substantielle de ses gains dans des actifs qui produisent de la valeur même quand on ne travaille plus, qu’il s’agisse d’immobilier, de parts d’entreprise ou de placements financiers diversifiés. Inoxtag, à 24 ans, semble avoir intégré ces trois principes très en amont, ce qui explique pourquoi son patrimoine continue de croître structurellement malgré le caractère volatil de ses revenus.





